LuthorCorp. – Metropolis

Le chant d’opéra se fait encore entendre, tandis que Lionel – l’arme sous le menton – s’apprête à appuyer sur la gâchette. Il est interrompu par la sonnerie de son téléphone cellulaire, posé sur la table qui lui fait face, aux côtés d’un verre de scotch vide ainsi que d’un autre flacon, également vide et renversé. Le téléphone continue de sonner et Lionel, les yeux fermés et l’arme sous le menton, semble hésiter longuement. Il relâche enfin la détente et rouvre les yeux. Il retire légèrement l’arme et répond à son appel.

Lionel, au téléphone : Quoi ? Il y est ? Très bien, préparez l’hélicoptère.

Lionel dépose son cellulaire tout en regardant l’arme qu’il tient dans l’autre main. Il referme la boîte qui contenait le revolver et laisse le revolver dessus.

Grottes Amérindiennes / Kawatche – Smallville

Clark se trouve dans les grottes et tient toujours la clé octogonale en main. Il se trouve face au mur sur lequel était jadis creusé un trou destiné à contenir la clé, mais qui s’est par la suite refermé.

Clark regarde le mur et dit : Pourquoi l’avoir mêlé à tout cela, Jor-El ? Quelles que soient les promesses qu’ait faites mon père, je veux en prendre les charges. Allons ! (Il hausse la voix et tend le bras dans lequel il tient la clé) Allons Jor-El, je suis celui que vous voulez !

Les trois signes gravés sur la clé se mettent à briller, et le creux se reforme dans le mur tandis que Clark lâche la clé qui flotte, face au mur. Les trois lumières de couleur bleu, rouge et jaune entourent le creux et mélangent pour ne plus former qu’une seule lueur dirigée vers le trou destiné à la clé. C’est alors que l’on entend la voix de Lionel : « Qui est-ce ? Qui est là ? »

Clark retire rapidement la clé et tout s’interrompt. Lionel, une lampe à la main, arrive dans les grottes.

Lionel s’avance lentement et dit : Oh, Clark, c’est toi. Ne me laisse pas t’interrompre.
Clark : Je suis juste venu ici afin d’être seul.
Lionel continue de s’avancer en contemplant les murs et répond : Oui, je peux comprendre cela. Parfois, lorsque je suis… Ici et que je regarde ces murs, je sens qu’il est possible de résoudre tous les mystères de l’univers. (Il se tourne vers Clark et dirige la lampe sur son visage pour lui demander) Qu’en penses-tu ?
Clark : Je pense qu’il est temps pour moi de partir.

Clark se retourne et s’apprête à partir, mais Lionel l’interrompt une fois de plus.

Lionel : Clark. Comment va ton père, euh, comment va son rétablissement progressif ?

Lionel s’avance à nouveau lentement vers Clark, la lampe toujours pointée sur son visage. Le jeune homme lui répond : Il va mieux.
Lionel, désormais face à Clark : Je peux imaginer à quel point cela doit être difficile pour toi de le voir si… Si faible.
Clark : Faible, fort, sain ; il reste mon père, et je l’aime.
Lionel : Bien sûr que tu l’aimes. L’amour d’un file pour son père… Il n’y a rien de comparable à cela. (Il sourit et pose sa main sur l’épaule de Clark. Il reprend) Après tout, tu n’en as qu’un.

Cette remarque semble troubler Clark, qui se recule légèrement et se dirige ensuite vers la sortie. Lionel le regarde partir et se retourne ensuite vers le mur, où il s’aperçoit que le creux est réapparu. Il dirige la lumière générée par la lampe sur ce creux et s’approche afin de le voir de plus près. Clark regarde derrière lui et avant que Lionel ne puisse l’interpeller, il s’en va en super vitesse.

Lionel, regardant autour de lui : Clark… ?

N’ayant aucune réponse, il glisse ses doigts sur la fente, à nouveau apparente sur le mur…

GENERIQUE


Manoir de Lex

Lex lit dans le Smallville Ledger « Les Scientifiques Retournent Dans Les Grottes. », tandis que Lionel se tient de bout en et se frotte les mains, comme s’il attendait une réaction de son père.

Lex, les yeux rivés sur le journal, dit : J’ai une étrange sensation de déjà-vu. Pourquoi es-tu si soudainement à nouveau intéressé par ces grottes ?
Lionel s’approche de son fils tandis que celui-ci plie le journal, et lui dit : Lex… Ecoute. Quelque chose de vraiment extraordinaire s’est produit. (Il s’assied à côté de Lex et continue) Tu te souviens de, euh, ce trou octogonale, ou cette gravure qui se trouvait sur l’un des murs de la grotte ?
Lex ne semble pas comprendre et répond : Désolé, père. C’est ton obsession, pas la mienne.
Lionel esquisse un léger sourire : Très bien, mais tu te souviens que le trou avait disparu. Hier, j’ai trouvé Clark Kent là-bas.
Lex : Clark ?
Lionel : Oui. Et le trou était réapparu. Il a dû le faire réapparaître d’une quelconque manière.
Lex baisse légèrement la tête vers Lionel et lui dit : Tu sais père, il paraît que la maladie mentale est héréditaire. (Lex se lève et se dirige vers son minibar. Il reprend) Je suis disposer à accepter ma limite avec la réalité, l’es-tu ?
Lionel se lève également et rejoint son fils en disant : Oh Lex, les gens se sont souvent raillés des grands visionnaires. Galilée savait que c’était la Terre qui était en orbite autour du Soleil, et il fut condamné à mort pour sa découverte.
Lex, tout en se versant un verre, regarde face à lui et dit sur un ton ironique : Où est la recherche lorsque l’on en a besoin ?
Lionel : Oh mais ne laisse pas ton amitié avec Clark Kent t’aveugler, fils. (Il continue tandis que son fils lui, met quelques glaçons dans son verre) N’oublie pas que c’est Clark qui a découvert les grottes. Ensuite l’un de ces symboles est apparu sur sa grange. (Lex boit une gorgée mais Lionel continue encore) Le trou fut recouvert le jour de cette explosion provenant depuis leur ferme.
Lex répond enfin : Probablement une coïncidence.